Déflation, ce qu’il faut savoir

Déflation ceci, déflation cela. C’est un peu le mot à la mode dans les médias : déflation. Et si l’on en croit ces derniers, difficile de savoir si c’est une bonne chose ou pas. Le mieux, pour se faire une idée, c’est encore de comprendre de quoi on parle. Alors que l’euro est en pleine tempête et que la déflation semble déjà entamée, êtes-vous prêt pour un cours d’économie accéléré ?

 

 

Définition simplifiée de la déflation

Tout d’abord, la définition de la déflation telle qu’elle est indiquée dans le Larousse : « situation dans laquelle l’activité économique d’un pays est ralentie, caractérisée par une baisse des prix, des salaires, une réduction de la masse monétaire engendrant à leur tour une baisse de la demande, de la production, de l’emploi… »

Comprenons bien ce qui est dit ici. A l’opposé de l’inflation, qui voit les prix grimper et la valeur de la monnaie chuter (cf. l’inflation récente au Zimbabwe, où deux litres d’huile de cuisine coûtent 400 000 dollars zimbabwéens, imaginez la petite monnaie), la déflation a un effet plutôt positif pour qui s’inquiète du court terme. Il s’agit d’une baisse généralisée des prix, ce qui signifie que M. Dupont paiera sa baguette moins cher dès lors que la déflation est engagée. Pour le consommateur moyen, c’est un bon point qui augmente le pouvoir d’achat, mais à long terme, ça se complique.

 

Des risques à long terme

Une fois passé la bonne nouvelle, le consommateur se rend compte que les prix baissent continuellement. Alors, comme pendant les soldes, on se dit qu’on peut remettre son achat à plus tard et ainsi de suite. Conséquence directe, la demande baisse et entraîne une batterie d’autres phénomènes économiques.

Vous le savez sûrement, en économie offre et demande sont liés et l’équilibre ainsi formé met en place une économie saine. Si la demande baisse, l’offre va s’aligner sur la demande en baissant le prix des produits déjà crées dans un premier temps, puis en baissant la production. Qui dit baisse de la production, dit baisse du chiffre d’affaires et donc de l’emploi et des salaires. Et si les salaires baissent, le pouvoir d’achat est remis en cause et le consommateur remet au lendemain ses achats. Nous revoilà au début de notre cercle : c’est ce qu’on appelle la spirale déflationniste.

 

Mais ne nous quittons pas sur une note négative : même s’il est très difficile de lutter contre la déflation, la BCE (Banque centrale européenne), qui se charge de gérer l’économie de la crise euro en influant sur la valeur de la monnaie entre autres, dispose de nombreuses options qui peuvent relancer la croissance européenne et donc, a fortiori, la croissance française. Mais pour cela, encore faut il que les décideurs prennent les bonnes décisions. L’avenir nous le dira.

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