L’agenda 21 roubaisien et la participation... une affaire de citoyens
A Roubaix, les pratiques de démocratie participative sont anciennes et inscrites dans le fonctionnement de la ville.
De nombreux acteurs présents sur le territoire ont ainsi contribué, en partenariat avec les services de la Ville, au développement d’outils tels que les fonds participatifs, la charte de démocratie participative, les Ateliers de Projet de Quartier, etc....
Ces outils permettent aujourd’hui d’avancer sur les questions de coproduction, de concertation ou encore de formation permanente.
La démarche Agenda 21 avec ses exigences de gouvernance se situe au cœur de ce processus participatif. Pourtant, l’Agenda 21 reste trop souvent encore un outil institutionnel.
Il convient dès lors à partir de l’existant de réunir les conditions favorisant l’appropriation de l’Agenda 21 dans une logique de partage des choix, des engagements et des actions.
D’autres territoires se déjà penchés sur cet aspect consultation en organisant des forums, des ateliers d’où ont pu se dégager des idées. Néanmoins, à travers ces expériences, on peut constater que la mobilisation n’est pas toujours représentative et que la réflexion ne s’inscrit pas forcément dans la durée.
C’est donc en s’appuyant sur des relais (re)connus, très présents au côté de la population roubaisienne que la Ville a choisi d’organiser le débat sur le développement durable et l’Agenda 21.
Des structures déjà impliquées
L’environnement et le développement durable sont déjà au cœur des préoccupations de nombreuses structures à Roubaix.
L’UPC et RedPop ont déjà mené des ateliers d’éducation populaire sur ces questions. Dans les quartiers, les centres sociaux ou les comités de quartier sont également porteurs d’actions de sensibilisation en direction des plus jeunes par exemple ou d’activités plus opérationnelles telles que le jardinage. Enfin le développement durable de manière générale ou à travers certains de ses thèmes est souvent mis à l’ordre du jour des réunions, des médias, des séminaires, animés par les organismes fédérateurs tels que l’AIR ou la FAL...
La Ville se propose dès lors en lien avec l’Agenda 21 de capitaliser ces initiatives, de les valoriser et de les accompagner de manière à ce qu’elles s’inscrivent dans une politique globale et soient intégrées à la réflexion municipale.
Et demain ?
Une charte du développement durable dans les centres sociaux ?
Il est proposé d’adopter une charte d’engagement des centres sociaux dans le développement durable à l’image de quelques centres sociaux de la banlieue de Lille afin d’insuffler et de généraliser une culture du développement durable parmi les salariés et bénévoles des centres sociaux roubaisiens ainsi que parmi les habitants fréquentant les centres sociaux.
Un renforcement des thématiques dans les structures ?
En intervenant lors du forum logement organisé par l’Association Inter Quartiers de Roubaix sur un volet intitulé le logement et le développement durable ?
En participant à une quinzaine sciences et sociétés sur les thèmes de la pollution, des OGM, de l’eau, nucléaire avec la Fédération des Associations Laïques ?
En menant une réflexion sur les leviers de la prise de conscience environnementale dans le cadre d’une équipe recherche-action sociale avec l’Université Populaire et Citoyenne ?
Un collège associatif animé par la Maison des Associations ?
Il s’agirait d’un collège associatif en charge de débattre des problématiques du développement durable de Roubaix, de faire des propositions quant aux actions menées dans le cadre de l’Agenda 21 et d’effectuer un suivi et une évaluation des actions.